De miseria humana

Le De miseria humana de Bohuslav Hasištejnský z Lobkovic est un remarquable exemple de la longue tradition antique et chrétienne d'écrits traitant de la fragilité humaine. 

Cette humaine misère n'est pas que physique, ou matérielle : l'auteur démontre qu'elle est aussi sociale, psychologique, morale.

Dès la naissance, le bébé est ontologiquement, pour cause de péché originel,  condamné à la souffrance, à la fragilité. Enfant, il dépend d'autrui et découvre l'injustice ; les passions s'emparent de lui à l'adolescence ; à l'âge adulte il connaît guerres, mensonges, corruption, vols ; la vieillesse est le temps du naufrage physique et de la désillusion. Tous, hommes de guerre, politiciens, commerçants, agriculteurs et même scientifiques et savants  sont victimes des calamités qu'énumère l'auteur. La vraie vie heureuse n'est pas de ce monde, et seule l'âme peut être récompensée par la béatitude de la vie immortelle en Dieu. 

A l'appui de son propos, en vrai humaniste chrétien Bohuslav Hasištejnský z Lobkovic use de l'autorité des classiques, de la Bible et des pères de l'Eglise.  Citons, pour la première catégorie : Pline l'Ancien, Plaute, Platon, Aristote, Horace, Juvénal, Virgile, Homère, Hérodote, Thucydide, Lucrèce, Tite Live, Plutarque, Valère Maxime, Hésiode. Les auteurs chrétiens sont moins nombreux : Paul de Tarse, Augustin d'Hippone, Jérôme de Stridon, Eusèbe de Césarée, Origène. 

L'originalité de ce texte ne réside ni dans son sujet, maintes fois traité, ni dans sa structure générale reprise du De Contemptu Mundi d'Innocent III ; il faut la chercher dans le catalogue chronologique des souffrances humaines, et surtout dans l'élégance d'un latin rhétorique particulièrement riche. Le pathos se déploie à l'aide d'anaphores, de parataxe et d'hypotaxe, dans des phrases usant des tons  pathétique, ironique et satirique. Enfin, pour finir d'emporter la conviction du lecteur, l'auteur use d'énumérations, d'hyperboles, de comparaisons, d'allusions, d'oppositions dialectiques. 

Sources du texte : Ryba, B. (éd.) Bohuslaus Hassensteinius baro a Lobkowicz, Scripta moralia. Oratio ad Argentinses. Mémoire d'Alexandri de Imola, Lipsiae 1937 ; 

https://sources.cms.flu.cas.cz/src/index.php?s=v&bookid=1186&page=13

                                            La misère (Jules Desbois, Musée d'Orsay)

DE MISERIA HUMANA

De miseriis calamitatibusque humanis scribere mihi instituenti commodissimum videtur ab ortu nativitateque ordiri. Neque enim consilium est originis nostrae processus conceptumque memorare, cuius profecto tanta foeditas est, ut Plinius, vir doctissimus, non immerito dementiam eorum admiretur, qui ab huiusmodi initiis se ad superbiam genitos putant. Natus homo a fletu statim vagituque vitam auspicatur ; quod enim Zoroastrem Bactrianorum regem eadem, qua genitus est, die risisse perhibent, adeo rarum est, ut in portentis habeatur. Excipiunt deinde vincula manuum pedumque. Et cum natura ceteris animantibus dederit, ut in lucem edita statim, quae his conducunt, intelligant et adversa reformident, homo, qui se animalium nobilissimum existimat, nihil horum penitus novit. Sed neque ingredi cibumve sumere absque institutione et disciplina scit, moriturus certe quamprimum, nisi illius imbecillitas aliena ope sustentaretur. 

En entreprenant d’écrire sur les misères et les calamités humaines, il me semble opportun de commencer par la naissance. Il n’est nullement utile de rappeler le processus de notre origine et de notre conception, tant cette dernière est hideuse ; aussi Pline, homme très savant, s’émerveille-t-il à juste titre de la folie de ceux qui s’imaginent être nés pour l’orgueil à partir de tels commencements. L’homme, à peine né, inaugure sa vie par des pleurs et des cris ; car ce que l’on raconte de Zoroastre, roi des Bactriens, qu’il aurait ri le jour même de sa naissance, est si rare qu’on le considère comme un prodige. Viennent ensuite les liens qui entravent ses mains et ses pieds. Et tandis que la nature a donné aux autres animaux d’instinct la faculté, dès leur venue au jour, de reconnaître ce qui leur est utile et de craindre ce qui leur nuit, l’homme, qui se croit le plus noble des animaux, ne sait rien de tout cela. Il ne sait ni marcher ni prendre sa nourriture sans enseignement ni discipline, et il mourrait rapidement si sa faiblesse n’était soutenue par l’aide d’autrui. 

Postquam autem pedes solidius stabiliusque figere et linguam balbutientem in sermonem clarum formare coepit, quottidianas cum coaetaneis rixas iurgiaque exercet, dum et eos offendit et se ab eis offensum queritur. Haec autem omnis contentio est solum de crepundiis, nucibus, crepitaculis turbinibusque, ut pueriles hae querelae non tantum alienis, sed ipsis parentibus molestae fastidioque plenae sint. Affligitur interim ferulis scuticisque et mortuos, ut loquitur Plautus, incursat boves. Si vultum pudore demiserit tacueritque, pudor silentiumque suum, quasi sint indicia animi minime generosi, reprehenduntur. Sin autem quid liberius petulantiusque protulerit, notatur in eo licentia verborum et libertas immodestiae adscribitur, quodque multo prudentioribus dictum impune esset, id pueris, qui venia digniores erant, dixisse fraudi est. Ad alterius arbitrium comedunt bibuntque. Nunquam, quando volunt, dormiunt vigilantque, sed cum is, cuius curae potestatique commissi sunt, iubet. Si quando se voluptati tradere et venari, piscari aucuparique ceterisque id genus exercitationibus animos laxare cupiunt, arcentur ab omnibus, quasi neque aquarum pericula neque silvarum latrocinia cavere didicerint. Accidit etiam saepe, ut non ob culpam verbera luant, sed ut magistrorum irae satisfaciant saevitiamque expleant. Sunt enim plerique ex eo numero adeo stulti, ut convicio iniuriaque lacessiti non in auctores iniuriae, sed in pueros bilem conceptam evomant. Non sum equidem tam imperitus rerum humanarum, ut aetati tenerae nimium indulgendum arbitrer, sed doleo querorque eo nos sive fato quodam sive, ut christiane loquar, primi praevaricatione parentis redactos, ut sine huiusmodi afflictionibus ad virtutis frugem pervenire non possimus. 

Quand pourtant il commence à affermir plus solidement ses pas et à former d’une langue balbutiante un langage clair, il s’adonne chaque jour à des querelles et disputes avec ses camarades du même âge : il les offense et se plaint d’être offensé par eux. Et tous ces conflits ne portent que sur des hochets, des noix, des crécelles ou des toupies, de sorte que ces plaintes enfantines deviennent fastidieuses et pénibles non seulement pour les étrangers mais même pour leurs parents. Entre-temps, il est accablé de verges et de fouets et « charge les bœufs morts », comme dit Plaute. S’il baisse le regard par pudeur et se tait, sa réserve et son silence, comme indices d’un esprit peu généreux, sont blâmés. Mais si, au contraire, il laisse échapper quelque parole un peu trop libre ou impertinente, on note chez lui une licence de langage et une liberté imputée à l’impudence ; et ce qui aurait été dit impunément par des hommes beaucoup plus prudents, est reproché aux enfants, qui pourtant sont plus dignes d’indulgence. Ils mangent et boivent selon le vouloir d’autrui. Jamais ils ne dorment ni ne veillent quand ils le souhaitent, mais quand l’ordonne la personne à la garde et au pouvoir de laquelle ils ont été livrés. S’ils veulent parfois s’adonner au plaisir, chasser, pêcher, prendre des oiseaux et se détendre l’esprit par toutes sortes d’exercices semblables, on les en empêche, comme s’ils n’avaient appris à se garder ni des dangers de l’eau ni des brigands des forêts. Il arrive même souvent qu’ils soient frappés non par faute, mais pour satisfaire la colère des maîtres et assouvir leur cruauté. Beaucoup de ces derniers sont en effet si stupides, que, irrités par une injure ou un affront, ils ne s’en prennent pas aux auteurs de l’injure, mais déversent leur bile sur les enfants. Je ne suis pas, pour ma part, si ignorant des choses humaines que je croie qu’il faille trop complaire à un âge tendre, mais je déplore et je dénonce ce fait : que nous soyons réduits, soit par une certaine fatalité, soit, pour parler chrétiennement, par la transgression de notre premier père, à ne pouvoir arriver aux fruits de la vertu sans de telles afflictions. 

Progressi in adolescentiam et famosum illud Pythagorae bivium, magna ex parte voluptates deliciasque sectantur. Quorum si qui ad amores Veneremque se transferunt, gemunt ante fores puellarum, suspirant lamentanturque, dies noctesque insomnes ducunt. Si amica parumper arriserit, efferuntur gaudio futili inanique laetitia deliquescunt, quasi plane optime felicissimeque cum eis agatur. Si subtristem vultum ostenderit, adeo franguntur animo, ut vitam sibi acerbam intolerabilemque existiment. Nulla his constantia, nulla compositio morum est. Incedunt nonnunquam pallida facie, promissa barba, habitu sordido ; rursus autem coronantur rosis et comam aut in gradus frangunt aut calamistris inurunt atque in tantum effeminantur, ut eas, quas amant, immundiciis superent, negligunt famam, amicos recta monentes hostiliter persequuntur. Et quamvis infinita illis pericula immineant, adeo tamen caeci improvidique sunt, ut omnia contemnant et, quocunque libido ducit, praecipites eant. Omnis eorum cogitatio circa puellas versatur : de his somniant, has expetunt et omnes suas curas sollicitudinesque in his defigunt et collocant. Ad harum nomen aspectumque subinde et pallent et erubescunt atque, ut eleganter dictum est, in alieno vivunt corpore, in suo mortui sunt. Hos profecto nisi miserrimos dixerimus, vereor, ne plus illis, qui amant, insanire videamur. Multi etiam ex his, dum non tantum ipsi sumptuose vivunt, sed etiam puellis gemmas, aurum, sericum et sumptus ceteros subministrant, amplissima patrimonia dissipaverunt, et qui antea plurimi existimati sunt, opibus consumptis omnibus despectui ludibrioque fuerunt. Unde desperatio nata est, ex qua deinde maxima atrocissimaque scelera profluxerunt.  

Parvenus à l’adolescence et à ce célèbre carrefour de Pythagore, ils se mettent pour la plupart à rechercher les plaisirs et les délices. Parmi eux, ceux qui se tournent vers l’amour et vers Vénus gémissent devant la porte des jeunes filles, soupirent et se lamentent, et passent leurs jours et leurs nuits sans dormir. Si leur bien-aimée leur adresse un léger sourire, ils sont transportés d’une joie frivole et se fondent dans un bonheur vain, comme si tout allait pour eux de la manière la meilleure et la plus heureuse. Mais si elle montre un visage un peu triste, ils sont si brisés dans leur esprit qu’ils estiment leur vie amère et insupportable. Il n’y a chez eux aucune constance, aucune règle de conduite. Parfois ils marchent le visage pâle, la barbe laissée pousser, vêtus de façon négligée ; puis, au contraire, ils se couronnent de roses et arrangent leurs cheveux en boucles ou les frisent au fer, et ils deviennent à ce point efféminés qu’ils surpassent même, par leur manque de propreté, les femmes qu’ils aiment. Ils négligent leur réputation, et poursuivent avec hostilité les amis qui les avertissent avec droiture. Et bien que d’innombrables dangers les menacent, ils sont pourtant si aveugles et imprévoyants qu’ils méprisent tout et se précipitent partout où le désir les entraîne. Toute leur pensée tourne autour des jeunes filles : ils rêvent d’elles, les désirent, et fixent et placent en elles toutes leurs préoccupations et leurs inquiétudes. Au nom ou à la vue de celles-ci, ils pâlissent ou rougissent tour à tour, et, comme on l’a dit avec élégance, ils vivent dans le corps d’autrui et sont morts dans le leur. Si nous ne les appelions pas véritablement très misérables, je crains que nous paraissions plus fous que ceux qui aiment. Beaucoup d’entre eux aussi, non seulement vivent eux-mêmes dans le luxe, mais fournissent encore aux jeunes filles des pierres précieuses, de l’or, de la soie et d’autres dépenses ; ils ont dissipé d’immenses patrimoines, et ceux qui auparavant étaient tenus en très haute estime, une fois toutes leurs richesses consumées, sont devenus objets de mépris et de moquerie. De là est née la désespérance, d’où ont ensuite jailli les crimes les plus grands et les plus atroces.

Late hoc loco vagari possem et omnes veterum comoedias fabulasque repetere innumerisque confirmare ea, quae locutus sum, exemplis. Possem itidem referre, quot caedibus incendiisque pestiferae hae cupiditates humanum genus saepenumero involverint, quot urbes nationesque perdiderint. Sed alio nostra festinat oratio neque etiam ullum arbitror, apud quem haec dubia sint.


Je pourrais ici m’étendre longuement et rappeler toutes les comédies et les fables des anciens, et confirmer par d’innombrables exemples ce que j’ai dit. Je pourrais aussi rapporter combien de meurtres et d’incendies ces passions funestes ont souvent entraîné le genre humain, combien de villes et de peuples elles ont détruits. Mais mon discours se hâte vers un autre sujet, et je ne pense pas non plus qu’il y ait quelqu’un pour qui ces choses soient douteuses.

Continuabitur(sur la page dédiée) 

Un guide touristique du XVIIème siècle

C'est en lisant l'ouvrage d'Ève Menk -Bertrand : L’image de Vienne et de Prague à l’époque baroque (1650-1740). Essai d’histoire des représentations. Collection « Les Mondes germaniques », Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2008, que j'ai découvert ce long texte latin.

Rédigé au XVIIème siècle par un auteur dont nous ne connaissons que le nom, Martinus Czabanius Mitczinenus,  la Descriptio honorificentissima nobilissimae atque amplissimae regiae urbis pragensis, Metropolis totius Bohemiaeest une sorte de guide décrivant la ville de Prague au XVIIème siècle. 

Le texte  est repris depuis le site Česká digitální knihovna (https://www.digitalniknihovna.cz/cdk) qui diffuse les pages scannées de l'édition de 1652. 

               Vue sur Prague depuis la tour d'observation de la colline de Petrin DaLiu-iStock


 Urbem Pragensem describere non erat meum propositum, sed cum sit omnibus subditis amabilis et gratiosus Sacrae Caesareae Regiaeque Maiestatis, cum Serenissimae Reginae adventus, qui ad salutem totius inclyti Regni Bohemiae spectat, situsque non omnibus usquequaque peregrinis notus sit, placuit praestantiora, quae sine fraude omitti non possint, nempe : Urbis pulchritudinem scire cupientibus hoc meo operi inserere; alia, quae intacta ac illibata, relinquere ; tantum maiora ad praesens tempus, quam brevissimis passibus, patronis patefacere.

Praga primum velut a suis cunabulis assurgere coepit, cuius fundamenta dicitur iecisse Lybussa, iunior Croci filia, ingenio, ratione, sapientia, spiritu vatidaco excellentissima, cuius splendor velut nobilissimae gemmae per tot saeculorum saecula aetatesque lucet, omnibusque posteris commendata esse debeat. Quae excisis arboribus domum ligneam mirae altitudinis in monte Wissegrad ad fluvium aedificavit, vaticinia edidit ; de cuius nomine cum disceptaretur, iussit ex artificibus qui primus occurreret rogari quid ageret ? ac ex primo verbo vocari urbem. Interrogatus faber lignarius limen se agere dixit, quod Bohemice prah dicitur ; inde nomen inditum Praha est, quod multi coram ea caput inclinaturi essent, nempe Pragensi limine etiam magnos hostiles monarchas laeso pede terga vertisse, prout acta memorabiliora in historiis antiquis exposita testantur. Haec Primislao (aratore quidem sed culto viro) nupsit, ut possint disseminari subditi, recipi, foveri, promissa ad eam rem census remissione, aedificantibus civibus, a quibus gens Bohemicae nationis pullulavit. Deinde muro cincta tandem amplificata et ornata est a Duce Udalrico, anno 1108. Est autem Praga Regni Bohemiae metropolis, loco percommodo et amoeno sita, tanta magnitudine, tanta opportunitate loci, ut tres amplissimas civitates complectatur. Natura suis partibus longiusque laxa et amplificata, in Veterem, Novam et Parvam, harum unaquaeque suum habet senatum et iurisdictionem.

    Décrire la ville de Prague n’était pas mon propos ; mais comme elle est aimable et chère à tous les sujets de la Sacrée Majesté Impériale et Royale, et puisque l’arrivée de la Sérénissime Reine, qui concerne le salut de tout l’illustre Royaume de Bohême, ainsi que la situation des lieux ne sont pas partout connus des étrangers, il m’a paru bon d’insérer dans cet ouvrage ce qui ne peut être omis sans faute, à savoir les traits les plus remarquables de la beauté de la ville pour ceux qui désirent la connaître ; le reste, intact et sans altération, je le laisserai de côté ; et, pour le moment présent, je ne découvrirai à mes protecteurs que les éléments principaux, en termes aussi brefs que possible.

    Prague commença d’abord à s’élever pour ainsi dire dès son berceau ; on dit que ses fondations furent posées par Libuše, la plus jeune fille de Krok, femme éminente par son esprit, sa raison, sa sagesse et son don prophétique, dont l’éclat, semblable à celui d’une gemme très noble, resplendit à travers les siècles et doit être recommandé à toute la postérité. Après avoir abattu des arbres, elle fit construire une maison de bois d’une hauteur admirable sur le mont Vyšehrad, au bord du fleuve, et y prononça des prophéties. Comme on débattait du nom à donner à la ville, elle ordonna que l’on demande au premier artisan rencontré ce qu’il faisait, et que la ville fût appelée d’après le premier mot prononcé. Interrogé, un charpentier répondit qu’il façonnait un seuil, qui se dit en bohémien « prah » ; de là fut donné le nom de « Praha », parce que beaucoup s’inclineraient devant elle, et qu’au seuil pragois même de grands monarques ennemis, blessés au pied, ont tourné le dos, comme l’attestent des faits mémorables rapportés dans les anciennes chroniques.

    Elle épousa ensuite Přemysl — simple laboureur, mais homme cultivé — afin que les sujets fussent rassemblés, accueillis et protégés ; elle favorisa cette entreprise en promettant des remises d’impôts aux citoyens bâtisseurs, d’où se développa la nation bohémienne. Plus tard, la ville fut entourée de murailles, puis agrandie et embellie par le duc Oldřich, en l’an 1108.

    Prague est la métropole du Royaume de Bohême, située en un lieu très favorable et agréable, d’une telle étendue et d’une position si avantageuse qu’elle comprend trois très vastes villes. Par la nature de son site, largement ouvert et étendu, elle se divise en Vieille Ville, Nouvelle Ville et Petite Ville, chacune ayant son propre sénat et sa propre juridiction.

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